Afin de ne pas sombrer dans l’abus de termes anglais, je maintiens le terme de « Continuité Numérique » pour désigner un sujet de discussion majeur de mes récents déplacements dans l’industrie automobile. Alors, la continuité numérique, c’est un sujet de longue date. Dans les discussions de maquette numérique on cible toujours le fait qu’une évolution, une fois validée, soit directement visible dans toutes les vues/configurations qu’elle impacte sans latence administrative ou technique.

Un souci de vitesse qui permet le calcul d’un ROI

Le retour sur investissement est la caractéristique qui complique toute démarche PLM et tout équipement en systèmes supportant une telle démarche. Le calcul du retour sur investissement de ces démarches demande beaucoup d’études en interne.  Une partie de la valeur se trouve dans une réduction des risques (difficile à chiffrer) et le gain en innovation est toujours très compliqué à estimer.

Mais la continuité numérique rapportée à des processus existants pour lesquels on fluidifierait l’exécution permet de manière très claire de quantifier ces process, et d’en évaluer l’impact économique pour l’entreprise. Cette donnée sera la valeur que vous pourrez opposer au coût d’un tel projet de transformation.

Une continuité très hétérogène d’une entreprise à l’autre

Sur les processus classiques du PDM/PLM, on essaye depuis de nombreuses années de définir des standards d’objets et de processus. Chaque solution IT PLM va venir vous voir en précisant qu’elle a une expérience forte sur votre secteur d’industrie et que donc sa solution pré-packagée remplit tous vos besoins. Je le vois depuis que je travaille dans le domaine du PLM et je le voyais déjà dans l’industrie en tant qu’ingénieur process, il fallait customiser et broder autour des solutions du marché pour répondre aux spécificités de notre entreprise. On pourra toujours dire que les entreprises peuvent s’adapter à un standard, mais cela s’applique souvent à un domaine d’application restreint.

La continuité numérique demande à tous les processus produits (de la gestion des requis au recyclage produit par exemple), de partager les informations de manière fluide. Plus le périmètre est large plus les implémentations, d’une entreprise à l’autre, seront différentes et évolutives. Qui dit que demain vous construirez encore telle ou telle partie de votre produit? Je peux voir deux clients concurrents sur un même marché. Un de ces clients aura de forts besoins de gestion de lancement en production alors que son concurrent, faisant appel à plus de sous-traitance, aura une problématique achat plus forte.

Un fort besoin de master data flexible et adapté au PLM

L’hétérogénéité du besoin implique donc de mettre en place une couche de master data management qui puisse être adaptée au PLM. J’ai parcouru certaines solutions de MDM. La plupart permettent d’avoir une centralisation de la donnée avec des règles de gestion de qualité de données. Mais, ces plates-formes sont trop proches des bases de données elle-mêmes. Elles n’intègrent pas assez de compétences de type PLM comme le versionning, la gestion de permissions avancée, l’ajout de règles business intégrées et avancées,etc. Il faut donc se reporter à la partie framework (si elle est bien identifiable) des solutions PLM existantes pour trouver une partie de la réponse. Et il est nécessaire que cette partie framework soit favorables à une importante diversité d’intégration.

Posted by Yoann Maingon

Consultant PLM avec des expériences autant côté métier que dans l’implémentation technique de solutions PLM et d’intégrations de systèmes, je partage avec vous mes expériences, mes recherches et mes développements à travers ce blog.